mardi 21 février 2012

Paris, utile et futile…







…est le titre d'un charmant petit guide de la capitale datant de 1954 et dans lequel on apprend pèle-mèle que :
- Paris a sa saison, qui "s'ouvre avec les bourgeons, aux premiers jours d'avril et s'achève aux derniers jours de juillet." Le soleil y brille, dit-on, la moitié de l'année et l'on compte 13 jours de neige par an.
- elle est la quatrième ville la plus peuplée au monde avec 6 100 000 habitants (banlieue comprise) derrière New York (11 000 000) Londres (8 500 000) et Tokyo (7 500 000).
- parmi les 12 000 couturiers et couturières, trente environs lancent véritablement la mode, et aux cinq premières places nous trouvons : Christian Dior, Jacques Fath, Balanciaga, Hubert de Givenchy et Chanel.
- le fondateur de la Tour d'Argent s'installa en 1582 à son emplacement actuel en tant que traiteur, fraîchement anobli par le roi Henri IV pour l'excellence de ses pâtés de héron (!)
- la rue de Lappe "avec ses musettes, ses faux durs et ses entraineuses costumées en gigolettes" est une étape de la vie nocturne parisienne.
- parmi les musées les plus connus se glissent d'étonnantes adresses telles que le musée des travaux public avenue d'Iéna ou celui des phares et balises avenue du président Wilson.
- on y consomme en un an 9 milliards 500 millions de cigarettes soit 15 fois le tour de la terre.
- Paris brûle-t-il ? Oui, on compte onze incendies par jour !
Un trésor malicieusement illustré qui n'a pris que quelques petites rides !

samedi 11 février 2012

Débacle, partie 2…





Photos réalisées par Géraldine Briquet.

Débacle, partie 1…






Photos réalisées par Géraldine Briquet.

mardi 31 janvier 2012

Ne pas vendre la peau de l'ours…



… avant d'avoir vu l'exposition photographique de Jacques Vekemans, au détour d'une allée du jardin des Plantes, qui a pour thème la taxidermie. Il a suivi pendant un an, avant que celui-ci ne prenne sa retraite, le travail de Jack Thiney, taxidermiste pour le Muséum d'histoire naturelle depuis 43 ans.

C'est l'occasion de lever le voile sur les mystères qui entourent cette fascinante profession. Tout commence, comme on peut le voir dans la succession des photographies de Vekemans, par de petites maquettes d'une dizaine de centimètres de long qui permettent de visualiser les proportions et la position de l'animal. Puis vient la réalisation à échelle 1 et les révélations :
- Non, le squelette des animaux n'est pas utilisé pour leur naturalisation, la peau, préalablement préparée et congelée, est installée sur une silhouette en polystyrène et mousse de polyuréthane, sculptée patiemment pour retrouver le volume de l'animal. On compte environ trois essayages avec la peau avant de trouver la forme parfaite puis celle-ci est mise en place et cousue.
- Oui, on peut exposer à la fois l'animal naturalisé et son squelette, c'est le cas d'un des plus vieux spécimen du Muséum : le rhinocéros de Louis XV (décédé d'un coup de sabre reçu en 1793 lors de la révolution ! ), sa dépouille naturalisée est présente dans la grande galerie de l'évolution et son squelette dans la galerie d'anatomie comparée.
- Oui, on a parfois recours à des prothèses pour certaines parties de l'animal, ainsi le mouflon à manchettes que l'on suit sur les photographies de Vekemans ne possède pas ses véritables cornes, trop abimées, mais deux fausses cornes très réalistes. De la même façon, la reconstitution d'un mammouth laineux d'après son squelette requiert une fourrure synthétique spécialement travaillée dans les longueurs et les couleurs pour lui donner un aspect ultra réaliste.

Cette exposition est la première d'une série qui sera consacrée aux métiers et coulisses du Muséum, on sent déjà les vocations briller dans les yeux des petits et des plus grands !

http://www.mnhn.fr
http://jacquesvekemans.com/

mardi 24 janvier 2012

Quelques années avant…





De haut en bas et de gauche à doite :
1 - les quais Southampton
2 - le transatlantique "Paris"
3 - vue générale du Bassin du Commerce
4 - yatch dans le Bassin du Commerce
5 - le musée et le quai Southampton
6 et 7 - Saint Adresse, la plage

L'armateur…





Photos réalisées par Géraldine Briquet.

L'armateur, suite…






Curiosité architecturale de cinq niveaux agencés autour d'un puits de lumière, la maison de l'armateur fut édifiée entre 1790 et 1800. Les armateurs, nombreux, et leurs familles s'y succèderont, la demeure passera de mains en mains, se fera hôtel puis immeuble de rapport. Mais surtout elle échappera par miracle aux bombardements de 1944. Lourdement endommagée, classée monument historique en 1950, sa restauration prendra cinquante ans, pour ouvrir ses portes aux visiteurs en 2006.
Les pièces d'habitation privées y côtoient un cabinet de curiosités et d'autres espaces dédiés à des objets emblématiques de l'activité maritime, hélices, sextants, cartes et mappemondes.
La vue sur le port depuis les pièces du dernier étage laisse le visiteur songer à des esquifs d'un autre temps…

Photos réalisées par Géraldine Briquet et Jean Philippe Merkel.

jeudi 19 janvier 2012

Reconstruction…







Origine de la tendance actuelle prônant le retour au mobilier des années 50, voici l'appartement témoin des travaux colossaux de l'architecte Auguste Perret pour la ville du Havre. Bombardée tout à la fois par les nazis et les alliés durant la seconde guerre mondiale, particulièrement en 1944, Le Havre se retrouve à la fin de la guerre avec 150 hectares de centre ville totalement détruits et 80 000 personnes à reloger. Ces ruines vont devenir le plus important chantier de Perret, entièrement basé sur une trame de 6,24 mètres, la portée maximale d'une poutre de béton (à l'époque) son matériau de prédilection. La reconstruction commence avec 4 îlots d'habitation comprenant 3 barres et une tour plus haute qui enserrent une cour intérieure spacieuse.

A l'opposé du Corbusier qui proposait des unités d'habitation imposant une circulation, un mode de vie, Perret réalise ses appartements sans murs porteurs. Ce sont les poutres de béton (espacées de 6,24 m) qui soutiennent l'édifice, on peut donc casser aisément un mur, l'espace devient modulable, traversant, lumineux, tout l'inverse de l'appartement de type haussmannien, la norme à cette époque.

Le décor laisse place au confort, chaque appartement possède une salle de bain, un système de chauffage central. La fenêtre s’agrandit, devient porte-fenêtre, à la mesure de "l'homme debout". Le mobilier, ici celui de René Gabriel et Marcel Gascoin, se doit de suivre cette évolution, les meubles se font plus petits, modulables eux aussi, les rangements sont plus complexes, astucieux, variés, tout doit pouvoir être déplacé.

"C'est à l'habitant de décorer son logis; et j'imagine que ce décor sera variable. Contempler sans répit les même formes, c'est entendre quotidiennement le même poète. Il y a de quoi le rendre odieux." Auguste Perret

http://www.lehavretourisme.com/

Photos réalisées par Géraldine Briquet et Jean Philippe Merkel.

lundi 9 janvier 2012

Heureuse année…



Photo réalisée par Géraldine Briquet.

mardi 6 décembre 2011

Glace et curiosités…





Extraits d'un livre datant de 1847, "Aventures les plus curieuses des voyageurs" par M. Hombron, compagnon d'équipage de l'amiral Dumont d'Urville lors de sa découverte de la terre Adélie, moment attesté par la gravure ci-dessus.
Superbe ouvrage comprenant des gravures en noir et blanc et en couleur, des récits clef comme la mort du capitaine Cook, diverses missions de La Pérouse, l'abandon d'Alexandre Selkirk sur l'île Juan Fernandez, histoire qui inspira à Daniel Dafoe son Robinson Crusoé.
Océans, îles rêvées, territoires vierges, enfers glacés, faim, maladie, désespoir, cannibalisme, membres qu'on ampute, tout y est.

The end…







Montagnes de glace extraites de deux séries de la photographe américaine Camille Seaman, intitulées "Le dernier iceberg I et II". Pour celle qui mène un travail photographique complet nommé "Melting away" sur les fragiles régions polaires, l'iceberg est comme un être à part entière dont elle tire le portrait, un géant tendant irrémédiablement vers sa fin tragique, s'érodant doucement, fracassé contre des rochers, fondant lentement.
A voir également sur son site, une impressionnante série sur les "nuages uniques", les supercells, responsables de tornades au Kansas. Le nuage vu comme une forme de destruction mais aussi de création.

http://www.camilleseaman.com

mardi 29 novembre 2011

Combustion…




Photos réalisées par Géraldine Briquet.

vendredi 25 novembre 2011

Wool land…



Délicates réalisations de l'artiste finlandaise Anu Tuominen où les articles de laine manufacturés quittent leurs propriétaires pour protéger la nature même contre le froid, la recouvre comme un tapis de neige ou souligne sa délicatesse.

http://www.anutuominen.fi/

lundi 21 novembre 2011

Dark water…






Photos réalisées par Géraldine Briquet.